Faires ses gammes
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DE MUSIQUE PRATIQUE;
pour qu'aucune contrainte ne s'oppofe aux différens calibres que la différente force du vent doit produire! aufli toute notre attention, toute notre volonté, doit-elle fe borner à pouffér le vent à peu près de la même façon que. lorfque nous • voulons parler: occupé de la feule penlk qtion veut -exprimer, la voix fe fruit entendre fans qu'il en coûte.le moindre effort. Il oen doit être de même du Chanteur; occupé du Peul fendillent qu'il veut rendre, tout le refle doit lui être fi ftmilier, qu'il. ne foit plus obligé d'y 'enfer; car dès qu'on cit préoccupé de deux objets différons, ils fe nuifent réciproquement, de même qu'à tout ce qui peut contribuer à leur perfedion.
Sans les préjugés qui infeétent le plus grand nombre fier la formation de- la voix , je ne ferois pas entré dans une fi longue digreflion, non feulement pour les détruire, mais encore fur-. tout pour faire fentir la néceflité de la méthode.
Ne.nous occupons donc qu'à filer des fons par demi-tons; tant en montant qu'en defcendant, & quand l'habitude en eft un peu familière , on augmente l'exercice d'un deMi - ton de chaque côté, puis au bout de deux, quatre ou huit jours, encore un demi-ton, & toôjours ainft jufqu'à l'impoflible: on fera fort étonné, après deux mois d'exercice au plus, pendant quelques heures par jour, de trouver fa voix peut-être augmentée de deux tons de chaque côté; & quand cela ne ferviroit qu'à ne point crier dans les hauts alités , & t donner des fous plein's dans les bas également alités, ne feroit-ce pas beaucoup cela met d'ailleurs à l'aire un Compofiteur , qui manque fouvent des expreflions , •ute d'une étendue pollible dans les voix. Demandons ...aux Italiens pourquoi leurs voix ont plus d'étendue .que les nôtres, ils donneront pour réponfe ce que je recommande ici.
Lorfilts'on lé Cent un peu maître de cet exercice, on remarque le degré de vent pendant lequel le fon eft dans fit plus grande beauté , foit pr la force, foit par. le timbre , on y revient fouvent, on tâche de donner ce fon du premier coup de vent, fins précipitation & fans contrainte; enfin le temps amène ce jour heureux où l'on jouit du fuccès LIC fers peines , qui ne
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demandent, comme je l'ai déjà dit, que confiance, confiance & patience.
Un tiers qui fait fous-entendre l'harmonie du corps fonore,
• l'entendra effedivement, cette harmonie, dans le vrai beau fon; il y diflinguera fur-tout la 17.` plufl& que la t 2.e: le Chanteur lui-même en feroit frappé, fi fon oreille âoit affez formée pour cela; au défaut de l'harmonie, on fent du moins un tintonnement dans l'oreille, fitr-tout dans les fans les plus aigus.
Arrivé à ce dernier point de perfeélion , le refle n'a plus qu'un jeu ; on effile des roulades d'une 011 deux oilaves, plus ou moins, en tous feus, de façon qu'on les fente fe former Ems ie moindre effort; on prend pour modèle celles qui fe trouvent dans les, airs François & Italiens; on paffe aux trils, puis aux ports de voix battus en montant; les coulés naiflènt de & ce font les fonces de tous les agrémens du chant.
Le principe des principes, c'eft de prendre la peine de n'en point prendre, je le répète; peine qui en eft une effedivement par l'attention que cela demande fur toutes les parties du corps, qui doivent être, poué ainfi dire, mortes pendant que le vent s'exhale.
En conféquence de ce principe, il Plut ménager le vent dans les roulades, ne les précipiter qu'autant qu'on en. fent le pouvoir Ems fe gêner, diminuer ce vent, & par conféquent la force du fon, à meftwe qu'on augmente de viteflè, donner néanmoins plus de vent quelques jours après, pour éprouver fi cela fe peut Ems s'efforcer, puis finalement l'augmenter & le diminuer alternativement pendant la même roulade , pour s'accoûttner à donner, pour ainfi dire, des ombres au tableau ; quand l'expreflion, ou quelquefois même le fimple goût du chant, le demande. On obferve la moine chofe enfante 'dans les trils & ports de voix.
Les roulades, trils •ports de voix fe font tout d'une haleine; de même que k fon filé, de forte qu'on n'en prend d'abord qu'à Ibn ; mais à mefure que la chofe devient funilière, la durée d'une même haleine augmente confidérablement : on ett reconnoit la preuve dans toutes les perfonnes qui jouent d'un
DE MUSIQUE PRATIQUE.
inflrument à vent, comme trompette, cors, hautlxiis, bairon, flûte traverfière. .
Pendant que le vent fe continue, on fent les tons fe fuccéder à l'ouverture de la glotte; mais fi peu qu'on fe gène, cetteslotte en fouff•e, fe ferre au lieu de fe dilater, & ce qu'on devoit fentir à fon ouverture fe fent pour lors au fond du gofier, d'où nankin ces fans de gorge, &c. dont j'ai parlé; différence qu'il faut bien remarquer dans tous les exercices du chant.
- L1 différence des roulades & du tril fe fent encore à l'entrée de la glotte, où les fous paroiffent articulés d'un coté, pendant qu'ils doivent paroître liés de l'autre; mais bien-tût la volonté en ordonne, dès qu'aucune contrainte ne s'y oppofe:,tant il cil vrai que le chant le plus varié nous devient naturel , quand nous y obfervons les moyens propres à le bien rendre, puifque La voix obéit fur le champ à notre volonté!
Je fuppofe ici l'oreille un peu formée à l'harmonie, & la voix dans toute fa liberté, pour qu'elle obéiflè fin. le champ; ce qui fe confirme aifément dans tous les habiles Chanteurs, dont le nombre cf' infiniment plus graùd en halle qu'en France, pour les rairons que j'en ai déjà rapportées.
Je ne donne aucun exemple de roulades, trils & ports de voix, p:trce que la jettneffe a befoin de Maîtres dans tous les cas de .1a méthode, & pour peu qu'on ait quelques idées du chant, bn cil au fait de ces dierens agrémcns: tout ce que je dois recommander feulement, c'eil de mêler des confonances dans les roulades, ce qu'on appelle. aufli batteries, lorrque , par exemple, on ixtife tout d'une haleine les notes. d'un accord parfait , ut, mi , fol; mi, ut, fil, ut; batterie dont on change l'ordre à fit •fontaine, & où l'on fuit l'étendue de la voix, prenant ces notes, en tut mot , • tantbt en haut , tant& en bas, comme on veut.
Les premiers trils & ports de voix fur Ici-quels on s'exerce, doivent e.tre ixtr demi-tons, comme d'ut à fi , & de fi à ut, puis ondes forme d'un ton entier, comme de ré à ut, &d'ut à ré.
Le ira commence par la note fitpérieure , & finit p:tr rieurs; le contraire cil pour le port de voix.
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11 ne faut jamais précipiter volontairement un battement (k tril ou de port de voix fur Et fin, comme on l'a toCijours recommatidé; ce qui engage k plus Couvent à lè forcer Ems qu'oit y penfe, &;t chevrotter la plufport des :srémens : le fentiment , la volonté de finir, fel., mar cet etret. 11 faut bien prendre garde fur-tout de ne mettre aucun agent de moitié avec k fentiment qui le guide; plulieurs marquent fintvent ce fendillent ixtr un mouvement de tété, de main, de corps mémo, mouvement dont l'agent fe reflènt au point que la beauté du fon & la flexibilité de la voix y perdent conlidérabletnent , & c'eut encore de-là que naît le chevrottement.
Plus on a de fendillent , plus on fe prefre de vouloir rendre les choies comme on fent qu'elles doivent l'être; & voilà ce qui a fait perdre à plufieurs , tant Chanteurs que Joueurs d'inflrumens , des perkélions auxquelles, ils feraient fans doute par-. venus, s'ils euflènt imité ces enfàns dont j'ai déjà ixtrlé.
De cette grande libetté que je recommande, Iitivent toutes les perfeélions nécefraires, la grue fu•-tout: fi l'aélcur capable de fentiment, il le rend pour lors dans toute fion énergie; fon gefle coule de (hurce , & julqu'à l'air du virage , tout s'en. refila ; nature feule opère en lui , & l'art fi: trouve caché ixtr le féal art de ne fi: point contraindre. Examinons-nous donc bien, car on fe gène fbuvent fans k croire ; principe général pour tous les arts d'exercice, dont il cil inutile de faire un chapitre pu•ictilier.
Dès que cet exercice cil familier, on le recommence fur toutes les voyelles , & bien-tût rien n'y coûte.
Quand on veut chanter des airs, c efl pour lors qu'il faut encore s'examiner de nouveau, pour ne s'y pas permettre le moindre effort, la moindre contrainte.
Celui qui a déjà chanté avec quelques défauts, ne doit plus chanter, juiqu'à ce qu'il fente en lui toute la liberté néceflitire.
DE MUSIQUE PRATIQUE. 2
ARTICLE Il.
Men de fixer l'oreille b la voix fur le m' Ille degré
en s'accompagnant.
S'il cil ark7. ordinaire aux commeneans de ftirc monter lé fon qu'ils filent en renflant, & de k Faire defcendre en k diminuant, j'ai imaginé un moyen de foûtenir la voix fur fini tnéme degré par un accompagnement du clavecin ou de l'orgue, qui fe conçoit fur le champ & s'exécute de métne, (ans que Ma' demande une grande connoifiance du clavier. •
Cet accompagnement cil un premier moyen de former l'oreille: un Maître ',réfuta à l'exercice pourroit l'exécuter pendant qu'on file les Cons; mais comme il n'y mit pas toistiours étre, & que l'exercice veut ètre répété k plus buvent qu'il cil paille,. je vais en (héler règles.
Les touches les plus larges & les plus longues , ordinairement noires furie clavecin, fuivent l'ordre de la gamme diatonique: ces touches Ibn félxtrées par d'autres plus étroites & plus courtes,. qui font blanches , & qu'on appelle (liges ou bémols N.
Ces touches blanches font alternativement difIribuées ixtr. deux & trois de fuite: or la touche noire au dellbus des• deux. blanches cil Utilement l'ut par lequel débutent & linitlént (es. gunmes.
Le Ixts du clavier fe prend' du côté gauche, comme l'oreille• en peut juger, en fautant réfonner fitccellivement les touches.
Touchez les deux ut à roélave l'un de l'autre dans k plus. Ixts du clavier, l'un du 5 , l'autre du t (/) de la main gauche; Jaiflim une touche à vuide (il ne s'agit que des noires) touchez la fisivante du 4 de la main droite; lailkz-en encore une
vuide pour toucher fa litivante du 3, puis•deux autres à %illide pour toucher fa fuivante du 1, qui Iota pour lors à l'oéhuve cies deux premiers ut, vous aurez l'accord parfait d'ut, où vous •
(/) Article III du Chapitre I. 'aie S.
(1) Les clercs devient tuùjutus les dues comme auparavant.
C
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entendrez , de même que vous en jugerez par l'arrangement des doigts de la main droite , la tierce , la quinte & l'oélave de cet ut.
11 faut d'abord un clavier doux , pour que fa réfillance n'oblige pas les doigts, encore foibles dans leur mouvement , d'emprunter leur force de la main; mais à mertire que le mouvement devient libre , la force s'acquiert , & l'on peut à proportion augmenter la réliflance des touches par la force des plumes qui pincent les cordes.
Ayant une fois gagné la foupleffè requife dans le Chapitre précédent , on file dans le plus bas de la voix le même fon , la même note qu'on touche du & du 5 de la main gauche , c'efl-à-dire à préfent ut; & pendant qu'on l'enfle & le diminue, on répète de temps en temps , les unes après les autres , toutes les touches de l'accord, en les harpégetnt , & commençant ixtr celles qu'on veut de la main gauche , fuivies du 4. (le la droite.
Cette répétition de l'accord demande une grande foupleflè dans les doigts , la moindre géne.influeroit fur la voix. Ne cherchons donc ixts la viteflè, attendons qu'elle fe préfente comme
& nous arriverons par ce moyen à pouvoir harper les accords dans la plus grande célérité.
Pour monter d'un demi-ton, fichant que toutes les touches, blanches & noires , fbnt à un demi-ton l'une de l'autre , on glitlè pour lors chaque doigt fin• k demi-ton au detlits de la louche qu'il occupoit , & cela 1xtr ordre , en commençant par lei de la guiche , puis le 5 , enfuite le 4., le 3 `let de la droite , film qu'aucun doigt ne quitte fa touche que pour monter fur l'autre du même mouvement.
11 faut tenir les accords dans le bas autant qu'on le peut; c'ef1 pourquoi , étant arrivé à l'oélave de l'ut ixtr lequel on a débuté , où pour lors let tient la place qu'avoit d'abord occupé le 5 , celui-ci reprend Li première place , & pa main droite également.
Si l'on veut débuter par une autre note que ut, parce que la voix peut delèendre plus 1xts, il c11 facile d'en trouver l'accord en examinant les touches où les doigts fe trouvent lite cette note,
DE MUSIQUE PRATIQUE. a3
forfqu'on y puffè depuis l'accord d'ut judqu'à celui de fon oélave; . car la gauche & let de la droite touchent toûjours cette marne note : il n'y a d'ailleurs qu'à compter les demi-tons qu'il y a d'une touche à l'autre dans le premier accord , C. les obferver dans tout autre accord.
CHAPITRE IV.
De la Mem.
LA Meatre dl, de toutes les parties qui concourent à l'exécution de la Mutique , celle qui nous ett la plies naturelle,.
eut égdement naturelle aux bêtes: comment fe peut-il après cela qu'on taxe tous les jours quantité de perfunnes de' manquer (l'oreille à cet égard?
Si la metiire ne contitle que dans une égalité de mouvemens, examinons ceux des bétes, examinons les nôtres, foit en marchant , foit en remuant quelque partie du corps que ce foit lori-que la réflexion , la volonté n'y ont nulle part , ils feront. toûjours égaux : mais on veut faire fuivre à un tiers la mefiire qu'on lui prefcrit , pendant que fon (t'ira efl préoccupé d'une exécution qui ne lui et1 point encore familière. Toute réflexion,. je le répète, détruffint les fonélions les plus naturelles, doit-on‘ s'étonner après cela s'il y paroît infentible!
Attendons que cc tiers pofsède parfaitement l'exercice de la chofe qu'il doit foilmettre à la indure, nous ne l'y trouverons plus rebelle: en tout cas , fe prefcrire lui-même un mouvement réitéré de la main fans qu'il y pede,
exécuter fur ce mouvement ce qui lui fent finnilier, fuit Mutique , fait pas de danfi: ; que chaque note , que chaque lus réponde à chaque mouvement, bien-têt nous ferons détrompés fur fun compte : menons-le de la Ihrte par degrés , ne nous. pretlims pas fur-tout, jugeons mieux des de' ts de la Nature, ne lui attribuions pus des délauts que nous lui opporons nous-mêmes,. & bien-têt nous trouverons de l'oreille à qui nous l'avions reliitZe..
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Toute mefure fe borne à deux ou trois temps dans la Mutique; les quatre temps qui s'y trouvent encore ne font que deux fois deux: à quoi fert donc celte multiplicité de figues en ufilge pour indiquer une fi petite différence, foraine même les meftires d'un air ont louvent des temps de différente valeur, l'un avec une feule noire, l'autre avec une noire pointée? mais l'utiige entretient bien des erreurs : je n'en dirai pas davantage fur ce fujet. Voyez le XXIII.' Chapitre du 'Laité de l'harmonie, depuis pige 151, jufqu'à 158.
CHAPITRE V.
Méthode. pour l'Accompagnement.
LES principes de compotition & d'accompagnement font les mânes, mais dans un ordre tout-à-fait °pile.
Dans la compotition , la feule connoitrance de la racine donne celle de toutes les branches qu'elle produit : clans l'accompagnement au contraire , toutes les branches fe confondent avec leur racine. La connoillimce , l'oreille & Io doigts y concourent également pour juger, fentir & pratiquer fier le champ une Mutique indifféremment variée.
Les doigts peuvent obferver, , fur le clavecin ou fur l'orgue; une méchanique fi heuretstè dans la fucceflion des accords, qu'elle fupplée non feulement au définit de connoance & d'oreille, niais elle cil feule camble encore de former à l'harmonie les oreilles les plus defefliéKes , felon l'expérience que j'en ai faite, & que d'autres peuvent avoir faite également fur le feul plan de ja méthode dont il s'agit, plan que j'ai mis au jour dès 173 2.
PREMIkRE LEÇON.
En quoi coele l'Accompagnement du Clavecin
ou de l'Orgu•!
-L'accompagnement du clavecin ou de l'orgue confifle clans
l'exécution
•
DE MUSIQUE PRATIQUE. 2.51 l'exécution d'une lutrmonie complète & régulière à la vile d'une feule partie de cette harmonie.
Cette partie de l'harmonie s'appelle baffe, parce qu'effeélivement elle en ea la plus Ixtaè: on l'exécute de la main gauche, & fou harmonie de la droite.
Il.* LEÇON.
Des Accords,
L'harmonie fe.diflingtie foie le nom d'accord : il n'y en a fondamentalement que deux , un confonant & un diabnant.
L'accord fondamental confonant s'appelle parfilit , & codifie dans trois notes à une tierce l'une de l'autre, comme fol, Ji, ri;•& le difibnant codifie. dans une tierce de plus, ainfi , fo/,. fi, ré, fil , & s'appelle accord de feptième (119.
Li première note de ces deux accords en eft la baffe fonda mentale; mais dans la haflè donnée pour guide de l'accompagnement , on emploie indifféremment l'une des trois ou quatre" notes de ces *deux mémes accords.
Li grande difficulté dans l'accompagnement efl de recon-; mitre auquel des deux accords appartient la note de la ballé; mais la méchanique des ' doigts , fditenue dans le befoin de certaines règles de fiicceflion t•ès-Iimples, difpede prefque tort:: jours de s'en occuper.
III.' LEÇON.
Da .renveemcm des accords,
.4 .
Le renverfèment des accords peut fe recennottre déjà dans celui des intervalles (u), il confifle fimplement dans un changement d'ordre entre les notes qui les compofènt : celui qui ne contient que trois notes ne peut le renverfer que de trois façons, niai, fol, fi, ré; fi, ré, fol; & ré, fol, fi; l'autre, qui en contient
(ni) Voyez la gamme par tierces, trouverez i fa fuite les tierces qui raie z, prcssezi 'clic note qu'il vous convent l'un-de l'aune accord. plaira pour bac fondamentale) vous (a) Page i,
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quatre ,. fe retwerféra ixtr conféquent de quatre façons, raidi, fol, fi, ré, fil; fi, ré, fa, fil; ré, fà , fol, fi; .fit, fol, fi, ré: l'oilave, qui repréfente toûjours la maille note (o), occitionne feule tout ce renverfement.
Patrons légèrement fur ce renverfement, & contentons-nous feulement de Etvoir en quoi il confitk.
C'efl encore ici que triomphe la méch•ique des doigts, elle fait exécuter tous les renverfemens pollibles, & cela dans toute la promptitude nécefEtire, fans qu'on fait obligé d'y l'enfer un moment: on y reconnoît de plus, & la 1xi(i tbndamentale, & la ditfonance, par le feul arrangement des doigts.
I V.' LEÇON.
De la méchanique des doigts pour les accords , leur
fia-ce:gon, leur renverfi•eut 2se leur lue?. fondamentale.
Il ne s'agit que de la main droite dans les accords , & les doigts. y feront clétignés par les mémes chiKes que dans le Chapitre I.r, Article I I , t pour le petit doigt , puis 2., 3 &
pour les trois fuivans, jufqu'au pouce exclulivcment, dont on ne fe krvira que lortiue j'en avertirai.
Les accords confonans, tous compris dans le parfait, & ne contenant que trois 'ilotes différentes, n'exigent ixtr coequent que trois doigts , où le 2 doit toûjours former la tierce avec le 1, Ems jamais y employer le 3 que pour former une quarte avec ce t , ce qui efl plus de conféquence qu'on ne peut fe l'imaginer d'abord.
Accord 'met, /ès renrerfi's, & les doigts qu'on y emploie.
ACCORD PARFAIT. ♦ 3
ut, mi, fol,
3." 3,ce
ACCORD RENVERSe
de (nie.
3
, fol, ut,
3=.4..t. ACCORD RENVERSL
de liixtc quarte.
3
fol, ut , vii,
4.1c 3.1t
(o) Pages 3 de 4.
DE MUSIQUE PRATIQUE.
Les 'accords ditlimans contiennent quatre notes différentes, & exigent par coequent les quatre doigts, qui fe placent tous à la tierce l'un de l'autre, excepté deux feulement qui s'y joignent le plus fouvent, foit & le 3 , foit le 3 & le 2, foit le z & le t : ces accords font tous compris dans celui de la fiptième, qui prend quelquefois le titre d'accord feeble; les autres en font renverfés.
Accord devrait de fiptiétne avec fes renverfés.
Accord de 7` Accord renverfé Accord renverfé Accôrd =verré
dit fimfible. de fittfre quinte. de petite tate. de triton.
fol, fi, ré, fr. fi , ré, J'a , Pl. ré, fil, fil, Ji. fa, fil, f, 'ré.
Lorfquc l'accord de feptième n'efl pas fciiibic, celui de finiffe quinte fe change en Ale quinte, celui de petite Ale en tierce quarte, & celui (le triton en ficonde; mais ne Jima 'occupons de ces différeras noms que lorfipeil s'agint des chiflies , encore nième la méchanique les fait-elle trouver prefque toûjours fous les doigts film qu'on y penfe.
Ces deux accords , le parfit & celui de la feptiétne , font les feuls fondamentaux fitr 'cartels la méchanique foit établie, & leur baffe fondamentale ett toûjours la plus barre note des tierces, c'efl-à-dire le 4 quand tout ett par tierces, linon le plus haut des deux doigts joints. (p). L'exception que ceci peut foutli•r n'et' de nulle coequence dans la méthode.
Les accords slarpègent en débutant par le 4., & les autres fuccetlivement.
La main doit are de la dernière roupie% , & le poignet toûjours flexible , pour que les doigts puillènt tomber de leur propre mouvement en mounint, pour aie dire, fur les touches (q) , Ems jamais les quitter que pour les répéter, ou
(p) J'appelle deux doigts joints, ré • rie, :ni; étui, fil, &c.
ceux qui touchent deux notes à une Voyee. k Chapitre II , fur fa
fccondc l'une de l'autre, connue , pofition de /a main, este. rage 22.
1) ij
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pour patrenaux voifines du même mouvement & dans le manie inflmt, fans interruption.
Toûjours (émir les doigts fur les touches , toûjours la main fuis roideur & le poignet flexible, c'en le moyen d'arriver promptement , quoi qu'il paillé en coûter. •
Sans cette foupletlé, les doigts n'acquièrent aucune habitude de leur propre mouvement ; la main les oblige par fa roideur d'agir tous enfemble, finis aucune détermination plutlât d'un côté que de l'autre. Il n'y a qu'un exercice très-long, foûtenu d'une expérience confommée, qui puitlé fuppléer t quelques-unes des perfeélions auxquelles on peut arriver en moins d'un an avec la méthode dont il s'agit : je dis quelques-unes, car if s'en faut bien que les Italiens, jxur exemple, dont .la main dl généralement forcée, foient réguliers dans leur accompagnement,. à la mefilre pris. Il ne s'agit pas timplement ici d'accomixignix régulièrement , il s'agit de fè former promptement l'oreille à l'harmonie, fans quoi l'on n'en jamais Muficien , & d'en tirer le fruit de ppuvoir préluder & comper, fi l'on en a le defléin.
Lu fucceflion des accords confine dans une marche des doigts,. dont les uns répètent la même touche, & les autres pdlént aux voifines, mais d'une manière ti bien déterminée par la mécha-. nique , qu'elle fèmble être l'ouvrag• de la Nature, en ce qu'elfe prévient prefque toûjours l'oreille, fris qu'on Toit obligé d'y
Quant au renverfement des accords , on voit atrez qu'il n'en produit que par un changement d'ordre entre les notes qui les empotent; changement qui n'en occafionné que par des notes portées à leur oélave, au &nie ou au daims du lieu qu'elles occupent (bus l'accord fbndamental (r» mais bien•t8t ce ne fera qu'un jeu pour les doigts, félon ce qui va paroître dans la
Leçon. Si ces accords changent de nom dans leur reit-. verlément , c'en pour lors la ballé qui change, non pas l'accord, dont le fond & la con(lrtu font toûjours les mânes.
(r) Voyez k Chapitre I.", Article I.", où il s'agit du renvcdentent 4c3 intuvalla.
DE MUSIQUE PRATIQUE. .29
On touche tout l'accord à la fois fur l'orgue; mais toûjours du feul mouvement des doigts, qui forment pour lors une elPèce d'Itarpégement très-rapide; & tant qu'une méme touche y fert •à des accords confécutifi, il ne fitut pas la quitter.
LEçd
Du Ton ou Mode,
Pour fitivre l'ufitge, j'appellerai Ton ce qu'on devroit nommer 'Mode, & pour qu'on ne s'y trompe pas avec le mot Nil, qui exprime le rapport d'un intervalle de feconde, on le trouvera toûjours écrit e•italique, avec un T majurcure.
Je n'entre point.encore dans le détail des Tons; imaginons- les , en attendant, tous compris dans la gamme diatonique qui roide l'oélave d'ut, & auquel nous donneronsssen conféquence le titre de tonique, parce que c'eft à préfent la note fur laquelle le Tou va rouler. •
. V L, E ç 0 N.
Termes en ufage pour la litre fintdamentale ?.9- la continue,•
avec quelques ce-avalions en conféquence.
J'indiquerai par-tout la Ixtflè fondamentale par B. F. & fa 'Fontinueixtr B. C.
n'y .a de B. F. à peu de chofe près, que celle des deux accords clans la IV.' Leçon. •
1,1 quinte ait detlits de la tonique s'appelle dominante-tonique; & fa quinte au deflbus s'appelle folls-dominante.
Toute note fondamentale qui Weil pas tonique, & qui defcend de quinte, dl ixtr conféquent (tominante & l'on n'y joint ie titre de tonique que lorfeelle defcend fuir fa tonique..
Toute note fondamentale qui monte de quinte dl toûjours fous•lominante, ou le devient du moins, après s'erre préfèntà: d'aimai comme tonique.
Ces trois notes , la tonique, a dominante & Et fous-dominantc, font les fondamentales, dont la feule harmonie compoli.:
D ;Ji
.3 : . CT. 0 D E
celle de toutes les • notes Comprifes dans l'étendue de l'oaavc de la tonique. • •
Si ces marches par quintes ne font pas généralement fondamentales dans une B. C, il y a moyen de s'en apercevoir*, comme je l'expliquenti quand il en fera temps.
N'oublions rs le retiverICment de• la quinte en quarte ; la quinte en montant donne la quarte ,en defcendant, & la quinte en dercendant donne la quarte en montant.
On appelle 'médiante la tierce de la tonique , & note félyible celle d'une dominante-tonique ; la feconde d'une tonique s'appelle allai lit-tonique, Sc celle de la dominanteAdominanté.
VI:1.° LEçort.
De' Pendrai/tentent des dominantes.
EXEMPLE •B, page r.
La Le des exemples préfente continuellement des dominantes qui fe Gicctlent jurqdà la tonique ut; & fi cette tonique 11C reçoit fon' accord parfait qu'à la fin , lorrqu'elle devroit le recevoir naturellement par-tout où elle arrive, c'ea qu'outre que cela fe peut, je ne l'ai fait que pour alonger le mime exercice. • • Toutes les dominantes font de amples dominantes quiixttlènt à d'autres , portant chacune fou accord de feptième jurqu'à la domillantetaniee, fol; qui fe diaingue des autres par une noie fe le qui lui eft ixtrticulière, Mon cc qui va paroître dans la leçon fuivante.
Ne touchez la batii: que lorfque j'en avertirai ; attachez-vous feulement à la pratique des accords, où le premier étant une fois fous la main droite, il ne s'agit que d'y faire clefcendre les doigts de deux en deux jurqu'à la fin.
Si les doigts font Jur tierces, le 2& le r defcendent enfemble ; puis le 4. & le 3 , toiljours ailla alternativement, où l'on voit que fi deux doigts fe joignent , c'etl au plus bas à defcendrc, avec fon voititt au ((cairns.
Reconnoiaims d'abord un renverfement dans l'ordre des doigts
. DE MUSIQUE PRATIQUE. 3r
Comme dans celui des accords (s). Remarquons qu'à la fa•eur des oélaves, ce qui ne fe trouve ixts d'un cUté le: de l'autre. Si dans le 2: B. k plus bas des cieux doigts joints n'en a point au &trous pour detèenclre avec lui, c'ell pour lois le I qui le remplace, les guidons au &Abus chi 4, qui delèend avec k 1, marquant jutlement les oélaves de ce r.
La petitellè de la main peut engager A litire defcendre enfemble le 2 C. le t après un accord où les doigts font pu. tierces ; ce qui fe peut , pourvû que la roideur de la main n'y contribue pas, d'autant qu une fucceflion rapide des accords oblige quelquefois d'en idér ainft de deux en cieux.
Lorlque dans le même cas let ou le 4 ne peut atteindre A. Et touche, l'un cède A l'autre en quittant feu' la Tienne, niais toUjours prét à y retomber, ou A tomber de fon propre motive- ment fur celle où il doit pafièr enfuite.
Exercez le premier exemple 13, jufqu'à ce que vous fendez marcher vos doigts librement, Gins contrainte, fans y penfer, Lins y voir, & dans toutes les précitions prefcrites, puis vous ptfli:z à l'autre avec la méme exaélitude.
Vine LEÇON.
De la Note finfelc, de fon accord; des accords difintans,-
de lu ingparation b réfutation (de .s. de/tances,
dr de lao- &tif?. jimdantentale.
E Y EMPL.E C, pogc
Qite d'objets différais dans cette feule leçon! conçoit-on
fbit poilible de a: les inculquer clans la mémoire Cuis
confufton ! N'y penfons pas feulement ,. les doigts vont tout
Toute tonique a là notc fcele, qui cil toUjours fon demi- ton nu defibus, fi bien que ces deux notes s'annoncent !Idue• lement l'une ratstre: comment l'une, l'autre cal connue.
(s) IV.` Leçon, rase 2.6.
. . C D. . •
3 2Mayant à préfent d'autres toniques que nt, fi efl- par cieéquent fa-note feuille (t).
Quoique fi fait la note fenfible d'ut, il ne faut cependant le juger tel que loraps'étant dans k Ton d'ut on le touche. du 3 dans un accord diffinant vir tierces (11), ou lorfqu'il fe trouve au detibus de deux doigts joints, & en ce cas l'accord s'appelle aufli accord Mie. Lt petite croix '1* des exemples 13, marque cet accord, où la note fenfible para toûjours dans la place que je viens de lui prefcrire.
Toutes les ibis qu'on touche l'accord fcnfiblc, il faut s'accotthiler à le reconnoitre Ems rien voir, & répéter mn éme le doigt qui louche la note feuille, le tout jualu'à ce que l'oreille y foit ft bien accoûttimée , chi elle en foit toûjours prévenue lorfipte l'accord arrive.
La note feuille étant. une fois connue, ou par elle-méme; ou par fit tonique, toucheb-la du 3 dans un accord Mimant ixtr tierces, ou bien placer.-lei au dee de deux doigts joints; vous aurez l'accord fenfible, & vous y verrez toûjours cette note feuille former la !lace majeure de la dominante-tonique, 9tti.eil en même temps Et B. F.
A voir les accords , on doit juger qu'à l'exception des deux doigts joints, tout le mile dl pu. tierces. .
En fe fouvenant du renverfement annoncé dans la leçon précédente, on jugera bien qu'en. touchant la note feniible du 4., & que n'ayant point de doigts au cleflims , les cieux d'en haut, ce-à-dire, le z & le t , feront joints; de m'élue que s'il manque k %,oifin au deflbus de celui qui doit en étre joint , ip t le remplace.
Tout accord (tenant fe trouvera de mémo en connoiffant l'une des deux notes 911i s'y joignent; ce qui ne peut manquer d'are indiqué dans une bafiZ.• bien chiffrée, foit 1, 2, ou 7: 1 qui joint z ell repréfenté par la IxtfIè, & 3 qui joint 7 cfl également reprélènté pu la , dont 8 indique
(t) On peu remarquer qu'en mon• ton de fi à nt y cil k plus
Tant la Gammc diaionuptc, k I (u) IV. Lciun, page 27".
Ayant
DE MUSIQUE PRATIQUE. 33;
Ayant deux doigts joints fur les deux notes indiquées en le chiffre, les deux autres fc placent à la tierce de leurs viens, de quelque côté que ce foit.
De ces dem doigts joints , le fupérieur dl la B. F. l'autre el la diflimance; s'ils font ixtr tierces, le 4 cl cette B. & lei cette (M'o.:tance, qui doit toûjours defccndre fur et voiline.
Avec une main bien roupie on font que le g. attire naturellement le c à lui , dès qu'il s'agit de dercendre, & des deux doigts joints on ne peut seing cher de faire defccndre k plus bas: or voilà toutes les difibnances fin/rées ixtr un mouvement qui devient naturel aux doigts, & .cela fans qu'on toit obligé d'y penfer. •
Qüe tait de fon côté la B. F? clic vient heurter, pour ainfi dire, une confonance, la rend diflbnante, & la force de s'éloigner d'elle en defcendant : tout cil préparé & Banc par cc moyen, toûjours fans qu'on y pente. J'ai tiré une ligne 'entre cette confonance & la mémé note rendue difibnante ptr le choc qu'elle reçoit de et B. F.
Remarquons encore que de quelque part qu'on arrive à la note fenfible, c'efl toûjours là tonique, fût-elle difibnance, qui y defcend d'un demi-ton.
Qpi plus el , c'eft toûjours le plus bas des deux doigts joints, ou le t quand le.5 quatre font ru• tierces,, qui defeend d'un demi-ton fur• la note fenlible; fi bien que Gus la connoître, fût-elle un double die, le doigt s'y porte de & indique ixtr-là Et tonique, & ixir conféquent le Tou qui exile pour lors.
Si j'ajoûte une lx► à quelques exemples, c'ell pour qu'on
punk la joindre aux accords quand.il eu fent temps; mais remarquons bien que toutes les buires poilibles font contenues clans les accords manies , à l'exception de la fiqpglition & de la feenfion, dont la fondamentale ne fe trouve jamais que dans ces accords; de forte que fans s'occuper de ces nouveautés, les doigts fitivent les routes (laits , foit lus l'enchaînement des dominantes , toit clans d'autres routes tout adj tacites à Oferver.
3 4. CODE
Déjà la B. F. di connue, foit dans les accords confonans; foit dans les ditlimans. Faut-il le répéter! c'efl la plus baffe note des tierces, quand tout ett par tierces, fiston le plus haut des deux doigts joints, ce qui ne fotiffre d'exception que ducs un ces où l'on ne pourra jamais fe tromper; & quant aux autres lxttks que peut exiger le goût du Chant, il ne s'agit que d'y varier à fou gré la fucceflion des notes de chaque accOrd, où la fondamentale ne fe perd jamais de vûe. Stypofons , ixtr exemple, que l'accord re, fa, 1(1, lit, précède celui de fol, fi, ré, fil; on y voit déjà ré ou fa pouvoir fervir de lx& aux deux accords ; on y voit enfin toutes ces combinaifons poflibles , Té, fol; ré, f ; ré, ré ; ré, fi r: fi r, fui; fi r, f ; fit ; ré ; fa, fis: la, fol; la, fi; la, ré; la, fil: &ut, fol; ut, fi; ut, ne; lit, fit; pendant que les deux mémes accords fe fuccèdent, & pendant que la moine 13. F. y fublifle; de •forte que de foi-même on peut donner à chaque combinaifon le nom fur lequel les chiffres font établis , dès qu'on fiura que c'eft celui de l'intervalle que forme la note feuille avec la plus bafiè note, fanon celui de l'intervalle que forme la diffonance avec cette plus bafiè note, & qu'au cas que la diffonance y foit confonante, comme tierce, quarte, Ointe ou fixte' on lui atibcie l'autre confonance qui la joint; d'où Viennent les dénominations de fixte-quinte & de tierce-quarte, chiffrées ainfi, ;. Qtion juge du relie ixtr cet échantillon.
Je n'ai point encore trouvé d'infenfibles à la note fenfible, non plus qu'a fon accord , dans toutes les perfimnes que j'ai infintites; d'où les Amateurs peuvent augurer favorablement de tout ce qui doit s'enfuivre. A mefure méme que l'oreille (è forme, on preflènt l'accord fènfible par le diflimant qui le précède, & bieitilt le premier accord diffonant fait pretlèntir l'enchaînement qui fe trouve de l'un à l'autre biliée:tu parfifit, qui en termine toûjours les phrafes; pretkntiment qui lè développe infentiblement à la faveur d'une m&hanique où les doigts marchent comme d'eux-mèmes, lins que l'on l'oit obligé d'y donner la moindre autntion , quand une fois l'habitude en dl formée filé le fetd encb,inent. ent des dominantes. Car enfui, ce qui welche
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le progrès des fondions naturelles, ce qui les détruit mémo quelquefois tout-à-fait , c'eft la réflexion qu'exige à chique ha« ce qu'il faut pratiquer. L'on fait afkz , comme je l'ai déjà dit, que toute réflexion diftrait de ces fondions naturelles: de forte que le Muficien N,éritablement tel , comme il peut fort bien k remarquer , que foraine tout lui eft fuggéré Ems qu'il y pente.
. Quant au preflèntiment dont je viens de parler, ne voit-on pas tous les jours de fimples Amateurs prévenir la fuite d'un chant qu'ils n'ont jamais entendu , ou du moins l'équivalent en harmonie, ce qui eft tout un, comme on en doit juger fur l'exemple des différentes combinaifons de citant dont font futceptiblŒ les deux accords fucceflifs que je viens de propofer? mais comme ils ignorent la caufe de ce preflèntiment, ils n'y font nulle attention. De là vient en partie la raifon pourquoi la Mutique variée à un certain point n'a pas d'abord été faille en France, parce qu'on vouloit y deviner tous les chants, lodque
n'étoit encore nourrie que des fimples rôutes de l'harmonie.
IX.` LEÇON.
Des Jeans genres de tierces b de fixtes, où il s'agi,
des dies, bémols dr equares.
Les tierces fe diflinguent en majeures & mineures, différence de genre qui fe reconnoît aifément fur le Clavier, où toutes les tierces qui embraffent les touches fi ut & mi fa font mineures, favoir, /a, ut; fi, te; te', fa; & mi, les autres font majeures; bien entendu qu'il ne s'y agit que des grandes touches noires, les petites blanches n'y étant généralement reconnues que comme leurs diètes ou leurs bémols. Voyez l'exemple A, pour rcconnoître k fugue avec lequel on marque ces diètes & ces bémols, auffi-bien que le béquare, & comment on les •place, Toit à côté des notes, toit à côté de la clef.
Le diète augmente d'un demi-ton la note à laquelle il eU
afibcié, & le bémol la diminue d'autant, fins quielle change
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